Le contrôle de gestion est devenu indispensable pour la majorité des entreprises aujourd’hui. Mais en quoi consiste ce métier, et comment évolue-t-il au fil du temps ? Jessica, alumni de la promotion 2019 – 2021 du master Contrôle de gestion et audit organisationnel parcours Contrôleur de gestion business partner et amélioration continue partage son expérience.
Quel a été votre parcours de formation ? Pour quelles raisons avez-vous choisi cette voie ?
L’économie m’intéressait particulièrement, c’est pourquoi j’ai suivi deux années de licence en économie et gestion à l’université de Caen Normandie. Je me suis spécialisée en gestion des organisations en L3. Les échanges avec l’un des responsables du master Contrôle de gestion et audit organisationnel (parcours Contrôleur de gestion business partner et amélioration continue) m’ont confortée dans le choix de cette voie.
Dans un environnement en constante évolution, la formation en amélioration continue permet de développer sa capacité d’adaptation et ses compétences pour optimiser les processus et accroitre l’efficacité d’une organisation. Elle favorise également une culture de l’innovation qui est essentielle pour rester compétitif.
Avec ce master, j’ai appris à suivre des indicateurs, à comprendre la santé d’une entreprise dans le temps, à lui permettre d’adopter des stratégies adéquates en fonction de sa situation. Travailler dans ce domaine offre l’avantage de ne pas se limiter à un secteur spécifique. Banque, santé, secteur public ou associatif… Toute entité a besoin d’être gérée ! Cette liberté m’a plu.
Le master Contrôle de gestion et audit organisationnel parcours Contrôle de gestion business partner et amélioration continue est 1er au classement EdUniversal 2024 des meilleurs masters Audit, Contrôle de Gestion et Comptabilité en Bretagne et en Normandie.
Avez-vous été au contact du monde professionnel au cours de votre master ?
Nous avons eu l’opportunité de rencontrer des intervenants professionnels au cours de la formation. Aussi, les deux années de master sont réalisées en alternance. J’ai réalisé la mienne au sein de l’association ACSEA formation en tant qu’apprentie contrôleuse de gestion. L’alternance nous permet de mieux comprendre ce que recherchent les entreprises. Chaque problématique étant propre à chaque entreprise, il est nécessaire de se déplacer sur le terrain pour y être confronté afin d’apporter des solutions adaptées. De plus, cela nourrit notre expérience et aiguise notre savoir-faire dans le domaine.
Que faites-vous aujourd’hui ? Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier au quotidien ?
Je suis actuellement contrôleuse financière chez Colas, une entreprise du groupe Bouygues, dans le secteur du BTP. Mes missions sont liées à la mise en place et au suivi des budgets dans leur globalité, au pilotage de la performance, et l’analyse des données pour faciliter la prise de décisions stratégiques de l’entreprise. Mon poste est, aujourd’hui moins orienté vers des fonctions opérationnelles. Ma formation m’a donnée les compétences nécessaires pour m’adapter à la fois à l’approche « terrain », à la finance et à la comptabilité ainsi qu’à l’amélioration continue. La société étant implantée dans différents pays, j’apprécie particulièrement la dimension internationale de mon travail. Elle implique de prendre en compte des événements mondiaux pour en analyser l’impact chaque mois, et d’en apprendre plus sur les règles financières propres à chaque pays.
Le métier de contrôleur de gestion est-il amené à évoluer ?
Selon moi, le métier de contrôleur de gestion comprend deux axes : aller rechercher l’information, la traiter et ensuite l’analyser. Aujourd’hui, le recueil et la mise en forme de l’information peuvent être effectués par l’intelligence artificielle. Le contrôleur de gestion est alors appelé à se réinventer car il est attendu sur l’analyse, plus précisément sur son adaptation aux différents bouleversements de notre société, sa connaissance de la réglementation de son entreprise et à l’international. Le contrôleur de gestion tend de plus en plus à être un stratège, force de proposition, qu’un simple exécutant.
Quelles sont les principales qualités que doit posséder un contrôleur de gestion ?
Le contrôleur de gestion fait partie des services « supports ». Il répond à la demande des dirigeants, et apporte des outils qui aident à la prise de décision. Il doit alors être un bon communicant et savoir chercher l’information dans les services concernés, tout en s’adaptant à chaque organisation et situation. L’esprit d’équipe est important. L’organisation, la rigueur et l’ouverture sur le monde sont des qualités essentielles au quotidien.
Avez-vous développé un projet en parallèle de votre formation ? Si oui, qu’a-t-il apporté à votre expérience universitaire ?
Je suis originaire de la République Démocratique du Congo. Avec un groupe d’amis et de connaissances, nous avons créé l’AEAC, l’Association des étudiants et amis du Congo à Caen pour laquelle j’étais trésorière durant mes années d’études et d’alternance. Mes expériences m’ont aidée à professionnaliser mes missions, et à mettre en pratique ce que j’apprenais en cours. Par exemple, pour financer nos activités, j’étais amenée à réaliser des tableaux de suivi de nos dépenses, des demandes de financement, élaborer une stratégie de développement ou encore prendre des décisions. Cet engagement associatif m’a davantage responsabilisée.
Un conseil pour les futurs étudiants et étudiantes en contrôle de gestion ?
Ne pas oublier que nous apprenons en marchant. Le contrôle de gestion ouvre beaucoup de portes : il est possible d’acquérir de l’expérience dans divers secteurs. Je leur conseille d’être confiant, de tester et oser, mais aussi de poser des questions. Et pourquoi pas rejoindre une association !